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Budget de la Sécurité sociale 2026 voté :
voici les principales mesures à retenir
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 a été voté par l’Assemblée nationale.
Ce texte fixe le cadre budgétaire de la Sécurité sociale pour l’année à venir et introduit plusieurs évolutions qui concernent les assurés, les actifs, les retraités et les épargnants.
Voici une présentation claire et synthétique des principales mesures adoptées.
Dépenses de santé et équilibre financier
Pour 2026, l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) est porté à +3 %, afin de :
- garantir la continuité du système de soins,
- tout en limitant la progression du déficit.
Le déficit prévisionnel de la Sécurité sociale est estimé entre 18 et 19,5 milliards d’euros, selon le périmètre définitif retenu.
Retraite : suspension temporaire du calendrier prévu
Le texte voté prévoit une suspension de l’évolution de l’âge légal de départ à la retraite et de la durée de cotisation jusqu’au 1er janvier 2028.
Conséquences concrètes :
- certaines générations pourront partir légèrement plus tôt que prévu initialement,
- la reprise du calendrier interviendra ultérieurement, sauf modification législative.
Création d’un congé supplémentaire de naissance
Le budget de la Sécurité sociale pour 2026 instaure un nouveau congé de naissance, venant compléter les dispositifs existants.
Principales caractéristiques :
- durée d’un ou deux mois, au choix du salarié,
- possibilité de fractionnement,
- indemnisation partielle du salaire, dont les modalités seront fixées par décret.
Cette mesure vise à renforcer l’accompagnement des familles lors de l’arrivée d’un enfant.
Encadrement de la durée des arrêts de travail
Le texte introduit une limitation de la durée des arrêts de travail :
- un mois maximum pour une première prescription,
- deux mois maximum pour chaque renouvellement.
Des dérogations resteront possibles en fonction de la situation médicale du patient.
Évolution de la CSG sur les revenus du capital
Le budget voté prévoit une adaptation de la contribution sociale généralisée (CSG) :
- maintien du taux de 9,2 % sur :
- revenus fonciers,
- assurance-vie,
- plans d’épargne logement (PEL),
- plans d’épargne retraite (PER),
- hausse de 1,4 point de CSG sur :
- dividendes,
- plus-values sur actions,
- certains revenus financiers.
Les recettes générées seront affectées à la branche « autonomie » de la Sécurité sociale.
Contribution exceptionnelle des complémentaires santé
Une contribution exceptionnelle d’environ 1 milliard d’euros est instaurée sur les organismes de complémentaire santé.
Le texte prévoit des mécanismes visant à limiter l’impact sur les cotisations des assurés.
Heures supplémentaires : allègement maintenu
Le budget voté prévoit un allègement de cotisations sur les heures supplémentaires, désormais étendu à un périmètre plus large d’entreprises.
Cette mesure vise à soutenir le pouvoir d’achat lié au temps de travail.
En résumé
Le budget de la Sécurité sociale 2026 voté prévoit :
- Une maîtrise renforcée des dépenses de santé,
- une suspension temporaire de certaines mesures retraite,
- la création d’un nouveau congé de naissance,
- un encadrement des arrêts de travail,
- une évolution ciblée de la fiscalité sociale sur le capital,
- une contribution exceptionnelle des complémentaires santé.
Un texte structurant qui aura des effets concrets dès 2026 sur la protection sociale et les finances publiques.
