Dossiers
Dirigeant : attention à bien choisir
votre forme juridique
Lorsqu’on crée ou restructure une entreprise, une question revient systématiquement : quelle forme juridique choisir ?
Derrière ce choix se cachent des conséquences profondes sur la gestion de votre rémunération, le montant des charges sociales, le traitement fiscal des dividendes, mais aussi sur votre niveau de protection sociale et votre stratégie patrimoniale à long terme.
Il ne s’agit donc pas simplement d’une étape administrative : le statut juridique est un véritable levier de pilotage financier et social pour tout dirigeant. Prendre le temps de comprendre les enjeux liés à chaque forme permet d’éviter des erreurs coûteuses et de poser les bases d’une stratégie cohérente.
Le statut social du dirigeant : TNS ou assimilé salarié ?
Le statut du dirigeant dépend principalement de la structure juridique choisie :
• En SARL (Société à Responsabilité Limitée) ou EURL(Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), le gérant majoritaire
est considéré comme travailleur non salarié (TNS).
Ce régime est plus économique en matière de cotisations sociales (environ 45 % de la rémunération nette), mais offre une protection sociale limitée : couverture maladie moins généreuse, prévoyance réduite, retraite moins avantageuse.
• En SAS (Société par Actions Simplifiée) ou SASU (version unipersonnelle), le président est assimilé salarié. Il cotise au régime général, comme un cadre, ce qui implique des charges sociales plus élevées (environ 80 % de la rémunération nette), mais également une couverture sociale plus complète : meilleure indemnisation en cas d’arrêt maladie, meilleure retraite complémentaire, meilleure prévoyance.
Ce choix impacte donc à la fois le coût réel de votre rémunération pour l’entreprise et votre niveau de protection en cas de difficulté.
• En SARL (Société à Responsabilité Limitée) ou EURL(Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée), le gérant majoritaire
est considéré comme travailleur non salarié (TNS).
Ce régime est plus économique en matière de cotisations sociales (environ 45 % de la rémunération nette), mais offre une protection sociale limitée : couverture maladie moins généreuse, prévoyance réduite, retraite moins avantageuse.
• En SAS (Société par Actions Simplifiée) ou SASU (version unipersonnelle), le président est assimilé salarié. Il cotise au régime général, comme un cadre, ce qui implique des charges sociales plus élevées (environ 80 % de la rémunération nette), mais également une couverture sociale plus complète : meilleure indemnisation en cas d’arrêt maladie, meilleure retraite complémentaire, meilleure prévoyance.
Ce choix impacte donc à la fois le coût réel de votre rémunération pour l’entreprise et votre niveau de protection en cas de difficulté.
Fiscalité des dividendes : un autre critère déterminant
Autre point différenciant : le traitement fiscal des dividendes.
• En SARL/EURL, les dividendes perçus par le gérant sont soumis aux cotisations sociales TNS au-delà de 10 % du capital social + comptes courants d’associé. Ce traitement réduit la part de dividendes réellement perçue.
• En SAS/SASU, les dividendes ne sont pas assujettis à cotisations sociales, quelle que soit leur proportion. Ils sont uniquement soumis à la flat tax (prélèvement forfaitaire unique) de 30 %, ce qui rend leur distribution plus avantageuse sur le plan fiscal.
Cette caractéristique permet aux présidents de SAS/SASU de se verser une rémunération faible ou nulle, tout en récupérant des revenus via dividendes, si la société est bénéficiaire. Une stratégie intéressante à condition que l’activité soit rentable.
• En SARL/EURL, les dividendes perçus par le gérant sont soumis aux cotisations sociales TNS au-delà de 10 % du capital social + comptes courants d’associé. Ce traitement réduit la part de dividendes réellement perçue.
• En SAS/SASU, les dividendes ne sont pas assujettis à cotisations sociales, quelle que soit leur proportion. Ils sont uniquement soumis à la flat tax (prélèvement forfaitaire unique) de 30 %, ce qui rend leur distribution plus avantageuse sur le plan fiscal.
Cette caractéristique permet aux présidents de SAS/SASU de se verser une rémunération faible ou nulle, tout en récupérant des revenus via dividendes, si la société est bénéficiaire. Une stratégie intéressante à condition que l’activité soit rentable.
Choisir en fonction de sa situation personnelle et professionnelle
Il n’existe pas de statut juridique « parfait ». Le bon choix dépend de vos besoins, vos objectifs et de la nature de votre activité.
Quelques questions à se poser :
• Avez-vous besoin d’un revenu stable dès les premiers mois ?
• Quelle est votre tolérance au risque en matière de protection sociale ?
• Disposez-vous d’une autre source de revenus ou d’un patrimoine personnel ?
• Souhaitez-vous investir dans une stratégie patrimoniale à long terme (retraite, transmission, dividendes, etc.) ?
• Envisagez-vous d’accueillir d’autres associés à l’avenir ?
En fonction de ces réponses, le statut le plus adapté ne sera pas le même. Il est souvent utile de réaliser des simulations
comparatives afin d’anticiper les impacts concrets de chaque option.
Quelques questions à se poser :
• Avez-vous besoin d’un revenu stable dès les premiers mois ?
• Quelle est votre tolérance au risque en matière de protection sociale ?
• Disposez-vous d’une autre source de revenus ou d’un patrimoine personnel ?
• Souhaitez-vous investir dans une stratégie patrimoniale à long terme (retraite, transmission, dividendes, etc.) ?
• Envisagez-vous d’accueillir d’autres associés à l’avenir ?
En fonction de ces réponses, le statut le plus adapté ne sera pas le même. Il est souvent utile de réaliser des simulations
comparatives afin d’anticiper les impacts concrets de chaque option.
En conclusion : un choix stratégique, pas accessoire
Le choix de la forme juridique de votre entreprise ne doit jamais être pris à la légère. Il influence directement votre rémunération nette,
vos charges sociales, votre fiscalité personnelle, ainsi que votre protection en cas d’accident de la vie ou à la retraite.
vos charges sociales, votre fiscalité personnelle, ainsi que votre protection en cas d’accident de la vie ou à la retraite.
